Arrêtez la destruction de nos jeunes !

Arrêtez la destruction de nos jeunes !

Mathilde Tuyet Tran, France 2014

Un article passé presque inaperçu dans les média français: « Lundi (15.12.2014), la société X a annoncé qu’elle voulait lancer cigarette électronique à l’extrait de cannabis. Celle-ci présente ce produit comme « 100% légal ». Ce produit « offre les bienfaits des cannabinoïdes sans effet psychotrope grâce à l’extraction des molécules du chanvre sans THC », assure la société franco-tchèque X, qui présente ce mardi à Paris ce « premier vaporisateur aux cannabinoïdes 100% légal».

Cette mauvaise nouvelle montre quasiment en clair le début de la destruction systématique de nos jeunes. Les arguments commerciaux:

– le prix haut qui va sélecter une clientèle aisée,

– l’état encaisse plus d’impôts

– et on lance un nouveau mode de vie, que tout le monde n’est pas obligé de le suivre…

ne sont que des désinformations et incitations au crime.

Il est tellement banal de suggérer, on l’achète parce qu’on a de l’argent, et on consomme par ce qu’on a fait un choix, libre et volontaire, de consommer de la drogue, comme les autres boivent une bière ou un verre de vin. Mais souvent, les arguments banals et triviaux sont les plus dangereux pour l’opinion publique, car cela rentre facilement dans les cerveaux sans réflexions. Accompagnée par les photos, qui évoquent un air « moderne », indolent, jouissant avec un nuage de fumée blanche, la suggestion attire les jeunes curieux.

Ils, en voulant marcher dans l’air du temps de la consommation, montrer leurs pouvoirs de consommation, manifester leurs « courages » face aux copines, copains…ou bien, tout simplement naïf essayer seulement pour une fois…, tombent dans une impasse sans issue.
Ils vont « chercher » l’argent pour pouvoir acheter encore et encore, pour payer tous les prix exigés des vendeurs de malheur et de mort. Comment chercher l’argent, ne le savez vous donc pas ?

Le cannabis est très souvent le début d’une « carrière droguée », une fois qu’on a pris le « goût » on va tester les autres « produits », plus vrai, plus lourd, proposés par les dealers, les copines, les copains, les maris, les femmes, les amants, les voisins…etc…. « C’est interdit d’interdire! » ce slogan des années ’68 marche encore, même sous l’interdiction le réseau des fournisseurs et de la clientèle fonctionne, jusqu’à la porte de l’école, lorsque les enfants n’ont encore que 10 ans. La famille de ces consommateurs drogués doit souffrir, a beaucoup du mal pour essayer à sauver leurs proches.
Toute la famille est concernée, « pris en charge » lorsque le consommateur, « libre et volontaire », porte des séquelles sérieuses et durables: angoisses, phobies, folies….jusqu’à l’overdose. A-t-on pensé au malheur des parents, des sœurs des frères des proches des victimes de la société de consommation ?

Sans parler des dépenses de la santé publique !
C’est cynique et inhumain d’argumenter d’une façon uniquement économique que le milieu professionnel de la santé tels que les pharmaciens, les médecins traitants, les psychiatres, les psychologues, les hôpitaux, les transports sanitaires, les infirmiers etc…y compris les assistants sociales, les « référents RSA »…vont profiter de la clientèle droguée, qui leur apporte boulot et revenus. Ce sont les êtres-humains qui créent l’économie et pas inverse.

Détruire l’avenir et la vie des personnes et de leurs familles en fournissant « légalement » et librement les « Ersatz », les dérivants, les faux, les vrais, les pseudo…sur le marché libre de consommation, est irresponsable, c’est UN CRIME contre l’humanité, contre la société dans laquelle on vit.
Les commerciaux, ils ont compté leurs argents, comptent ils aussi les morts et les familles cassées toutes leurs vies ?

La classe politique, elle, préférait créer des « lois » pour permettre ces ventes, car elle profite aussi d’une jeunesse malade, droguée, sans force, elle est tranquille, moins de jeunes qui comprennent, qui protestent et qui pensent, les élections passent tout seule, sans problème. On exploite, on les rend facilement esclaves les drogués.
Dans l’histoire contemporaine, on a déjà toléré, organisé, forcé la consommation de l’alcool et l’opium dans l’objectif de détruire un peuple. L’addiction est utilisée volontairement et calculée comme un tri, ceux qui sont drogués, dégradés, sont des « cas sociaux », ceux qui ne sont pas drogués, font leurs ascensions dans les écoles d’élites à Paris, ou ailleurs, pré-sélectionnés pour gérer le troupeau de mouton du peuple.
Oui, c’est logique, ceux qui ont la force de refuser la consommation de la drogue, n’ont pas à se plaindre. Mais, de quel droit, quelle morale, quelle éthique permets de détruire une partie de la jeunesse ? Le droit des dieux commerciaux et bancaires ?

À lire:

http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0204020074227-cigarette-electronique-au-cannabis-touraine-va-saisir-la-justice-1075564.php

http://www.lejournalinternational.fr/Etats-Unis-la-difficile-reinsertion-des-anciens-combattants_a1894.html